En plus de nous émerveiller par leurs chants et leurs couleurs, les oiseaux sont un indicateur de la santé de l’environnement. Ils jouent d’ailleurs un rôle important de contrôle des insectes, de pollinisation et de dispersion des semences.  

De nombreuses populations d’oiseaux subissent toutefois des déclins majeurs causés par les activités humaines :

  • Destruction de leurs habitats naturels
  • Changements climatiques
  • Utilisation de pesticides
  • Collisions avec les fenêtres
  • Chats d’extérieur ou errants

6 petits gestes pour protéger les oiseaux
Une pellicule anticollision
  1. Gardez vos chats à l’intérieur ou sous contrôle, en laisse, à l’extérieur (voir le règlement)
  2. Installez des pellicules ou films anticollisions sur vos fenêtres et vos clôtures, garde-corps et rampes en verre
  3. Favorisez un aménagement paysager avec des arbres, arbustes, plantes à fleurs et autres végétaux indigènes qui nourrissent et abritent les oiseaux
  4. Adoptez la pelouse écologique, diversifiée et sans engrais ni pesticides chimiques (voir le règlement
  5. Nettoyez vos mangeoires régulièrement si vous en avez
  6. Limitez l’éclairage extérieur (2 sources) et dirigez le flux lumineux de votre éclairage essentiel vers le bas 
Nos engagements envers les oiseaux

Depuis de nombreuses années, Mont-Saint-Hilaire s’engage pour la protection des oiseaux. En 2025, la Ville renforce son engagement envers les oiseaux en déposant sa candidature pour être certifiée Ville amie des oiseaux.

Par cette démarche, nous nous engageons à réduire les menaces humaines à leur survie, à prioriser la conservation et la restauration de leur habitat et à éduquer et informer la communauté à l’importance des oiseaux sur notre territoire.

Le mont Saint-Hilaire abrite d’ailleurs un refuge d’oiseaux migrateurs, créé en 1960. On peut notamment y observer le faucon pèlerin, une espèce en péril qui est aussi l’emblème de la Ville de Mont-Saint-Hilaire.

Le martinet ramoneur est une espèce d’oiseau menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril, depuis 2007. Il est également protégé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.

Il utilise presque exclusivement les vieilles cheminées en pierre ou en brique pour construire son nid. Soyez sans crainte, leur présence dans une cheminée ne représente aucun risque d’incendie, ni aucun danger pour la santé.

Ce petit oiseau est un voisin très discret en plus d’être utile : il mange plus de 1000 insectes par jour!

Pour contribuer à protéger cette espèce en péril, la Ville de Mont-Saint-Hilaire pose plusieurs actions.

Identification de cheminées potentielles

La Ville possède une liste des cheminées qui pourraient potentiellement abriter le martinet ramoneur. Ainsi, lors d’une demande de permis, la Ville informe les propriétaires sur la présence potentielle de ces oiseaux.

Nous transmettons aux propriétaires les mesures à prendre pour rénover leur toiture ou leur cheminée tout en s’assurant de protéger l’habitat de cette espèce en péril.

Vous pensez que votre cheminée a du potentiel pour abriter des martinets ramoneurs ?

N’hésitez pas à contacter Connexion Nature au info@connexionnature.org.

Adoption d’un règlement pionnier

En juillet 2023, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a adopté un règlement unique au Québec pour protéger l’habitat du martinet ramoneur.

Ce règlement interdit notamment de :

  1. ramoner une cheminée accueillant des martinets entre le 1er mai et le 1er septembre
  2. tuber ou coiffer une cheminée d’un bâtiment visé
  3. harceler ou tuer un martinet ou détruire son nid ou ses œufs.

Règlement 1338

Préservation des cheminées

Les martinets ramoneurs nichent dans certains bâtiments municipaux, comme l’école Sacré-Cœur. En 2023, Connexion Nature a aussi pu confirmer que des martinets occupaient une cheminée du manoir Rouville-Campbell.

Comme propriétaire de ces bâtiments, la Ville a pris l’engagement moral de préserver ces cheminées en les laissant intactes et ouvertes entre avril et septembre.

Le 12 septembre 2024, Connexion Nature a remis une plaque à la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour souligner son engagement envers cette espèce en péril. Une plaque est aussi apposée près de la porte de l’école Sacré-Cœur depuis 2018.

Sur la propriété Lafarge, la Ville accueille une station de recherche MAPS (Monitoring Avian Productivity and Survivorship) pour le suivi des oiseaux.

La station a été mise sur pied bénévolement par Dominique Dufault, professeur au programme de bioécologie au CEGEP de Saint-Laurent.

Ce genre de projet nous permet d’obtenir des données concrètes sur l’impact de nos actions pour protéger les milieux naturels hilairemontais.


Activité d’observation des oiseaux migrateurs

Fiches d’information

Consultez la version imprimée de ces fiches à la réception de l’hôtel de Ville ou à la bibliothèque Armand-Cardinal.

Nous remercions chaleureusement Denis Blaquière, Marie-Thérèse Maurice, Thomas Hammond et Robert Allie, bénévoles de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu, et notre partenaire Connexion Nature pour leur contribution au contenu de ces fiches.

Nom scientifique Branta canadensis
Statut : espèce non menacée
Longévité : de 10 à 24 ans 
Vitesse de déplacement : plus 1000 km en une seule journée

Où l’observer

  • Dans les champs et sur les gazons
  • Dans presque tous les types de terres humides, les étangs, les lacs et les rivières

Faits intéressants

  • Elles utilisent souvent le même nid chaque année. 
  • Elles mangent 12 heures par jour (!!) 
  • Les liens familiaux sont très forts : les bandes de migration comprennent des familles voyageant ensemble. 
  • Les oisons communiquent déjà avec leurs parents dans leur œuf! 

Caractéristiques de la migration

  • Elle niche dans l’Arctique en été et passe l’hiver dans le sud des États-Unis ou parfois au Mexique. 
  • Elle est symbolique du changement des saisons printanières et automnales.
  • Elle niche dans la même aire où ses parents ont niché et utilise souvent le même nid chaque année. 

Comment l’aider

Évitez de les nourrir pour ne pas créer une dépendance aux humains et assurer la continuité de la migration naturelle.

En effet, la bernache n’abandonne pas un site tant qu’elle est nourrie.

Nom scientifique Anas platyrhynchos
Statut : espèce non menacée
Longévité : jusqu’à 20 ans 
Vitesse de déplacement : jusqu’à 1 300 km en 8 heures (60 à 90 km/h ou plus, dépendant du vent)

Où l’observer

Près des lacs, des étangs, des rivières et des mares en terrains boisés. 

Faits intéressants

  • Les femelles sont de très bonnes mamans.
  • Si elles doivent s’éloigner du nid, elles couvrent leurs œufs de plumes et de duvet pour les garder au chaud et les garder invisibles aux prédateurs. 

Caractéristiques de la migration

  • La grande majorité migre vers le centre et le sud des États-Unis. 
  • Son vol peut atteindre des altitudes de 7000 mètres.
  • Le canard colvert est un oiseau très résistant. Certains demeurent dans le Nord, aussi longtemps que les masses d’eau sont libres de glace. 
  • Il niche dans la même aire où ses parents ont niché et utilise souvent le même nid chaque année.

Comment l’aider

  • Ne leur donnez pas de pain et les laissez-les trouver leur propre nourriture. Le pain gonfle dans leur estomac et peut mener à la malnutrition.
  • Gardez vos chats et vos chiens en laisse si vous vous trouvez dans une zone propice à la nidification. 

Nom scientifique Agelaius phoeniceus
Statut : espèce non menacée
Longévité : jusqu’à 16 ans
Distance de déplacement : plus de 1 500 km pour se rendre chez nous

Où l’observer

  • En bordure des ruisseaux ou des fossés, perché sur un roseau.  
  • À Mont-Saint-Hilaire, il est notamment présent à la gare et le long de la voie ferrée. 

Faits intéressants

  • Les carouges à épaulettes mâles défendent leur territoire avec conviction pendant la saison de reproduction.
  • On le verra souvent chasser des oiseaux plus gros que lui, comme les corneilles d’Amérique. Ils peuvent également s’y mettre à plusieurs pour faire fuir un intrus. Il pourrait même vous signifier que vous êtes trop près de son nid. 

Caractéristiques de la migration

  • Le carouge à épaulettes est considéré comme partiellement migrateur. Il se déplacera vers le sud lorsque la température sera trop froide.  
  • Il niche et se reproduit dans les milieux humides de l’Amérique du Nord. 
  • Il représente l’un des premiers signes annonciateurs du printemps au Canada. 

Comment l’aider

À la maison, réduisez les risques de collisions des oiseaux avec les fenêtres en les recouvrant de motifs autocollants pour la rendre plus visible pour les oiseaux.

Nom scientifique Archilochus colubris
Statut : espèce non menacée
Longévité : de 3 à 5 ans
Vitesse de déplacement : plus de 1000 km en une journée

Où l’observer

  • Dans les champs et sur les gazons.
  • Dans presque tous les types de terres humides, les étangs, les lacs et les rivières.
  • Régions boisées et lisières de forêts, jardins résidentiels et parcs

Faits intéressants

  • Il s’agit du plus petit oiseau nicheur du Québec, mesurant de 7,5 cm à 9 cm. 
  • Sa capacité à battre des ailes peut atteindre 80 battements par seconde, lui permettant de voler sur place et de reculer en vol (ce qui est rare chez les oiseaux).
  • C’est la seule espèce de colibri présente au Québec et dans l’est du Canada.  
  • Il joue le rôle de pollinisateur au même titre que l’emblématique abeille.

Caractéristiques de la migration

  • Il effectue une migration spectaculaire au cours de laquelle il survole les 800 km du golfe du Mexique.
  • Il revient au printemps pendant les deux premières semaines du mois de mai et retourne à son aire d’hivernage dès la fin du mois d’août jusqu’à la fin de septembre. 

Comment l’aider

À la maison, plantez des bosquets d’arbustes à fleurs abondantes et des petits conifères.

Choisissez une variété de plants qui assureront tour à tour une floraison continue de mai à septembre.  

Si vous installez une mangeoire à colibri, évitez le miel qui peut rendre les oiseaux malades, les édulcorants artificiels qui n’ont aucune teneur en éléments nutritifs, ou les colorants artificiels.

Nettoyez vos mangeoires au moins une fois par semaine pour éliminer toute accumulation de moisissure ou de bactéries, qui peut s’avérer fatale pour les oiseaux. Pour connaître la façon de nettoyer les mangeoires des colibris, consultez le site Wild About Gardening de la Fédération canadienne de la faune (en anglais seulement). 

Nom scientifique Falco peregrinus
Statut : espèce en péril au Canada, vulnérable au Québec
Longévité : de 13 à 18 ans
Vitesse de déplacement : jusqu’à 500 km en une journée

Où l’observer

  • Niche sur des falaises abruptes ou sur des corniches couvertes de végétation.
  • Chasse dans les endroits dégagés tels les champs, les rivages, les marais, les marécages ouverts.  

Faits intéressants

  • Le faucon pèlerin est le symbole aviaire de Mont-Saint-Hilaire.
  • C’est l’espèce la plus rapide au monde, pouvant attendre des vitesses estimées de 300km/h.
  • En Angleterre, il y a un site de nidification continu qui existe depuis au moins l’an 1243. 

Caractéristiques de la migration

  • Les faucons pèlerins voyagent souvent très rapidement entre leur aire de nidification et leur aire d’hivernage.
  • On a retrouvé en Argentine des individus qui avaient été bagués dans les Territoires du Nord-Ouest. 
  • Il y a deux sites de nidification sur le mont Saint-Hilaire – la falaise de Dieppe et la carrière Mont St-Hilaire. 

Comment l’aider

Cette espèce est timide et n’aime vraiment pas être dérangée par les activités humaines.

Respectons son intimité en restant bien loin de son nid, sur terre comme dans l’air.

De cette manière, nous pourrons nous assurer qu’elle continuera à nous enchanter avec son cri et sa présence majestueuse. 

Nom scientifique Ardea herodias
Statut : espèce non menacée
Longévité : environ 15 ans, parfois jusqu’à 17 ou 20 ans
Distance de déplacement : plus de 1 500 km pour se rendre chez nous 

Où l’observer

En bordure des étangs, des lacs et des rivières en eau peu profonde où il va pêcher. 

Faits intéressants

  • C’est l’un de nos plus gros et plus majestueux migrateurs aviaires. Il mesure plus d’un mètre de haut. 
  • Grâce à son long bec et à son grand cou, le grand héron peut rapidement attraper une proie à distance dans l’eau.
  • Pendant la période de nidification, le grand héron établit des colonies appelées héronnières. Son cri peut étonner. C’est un cri rauque, guttural et presque historique.

Caractéristiques de la migration

  • Il se reproduit, du début de mars au mois de mai, dans le sud du Canada et après avoir parcouru de 3 000 à 4 000 km du Texas, de la Floride, du Mexique ou de l’Amérique du Sud. 
  • Le héron niche en colonies de 20 à 40 oiseaux au faîte des arbres sur des îles, des péninsules, des rivages et des étangs à castors. 

Comment l’aider

Il est très vulnérable à l’assèchement des marais.

Il est donc important d’appuyer les campagnes de protection et de préservation des milieux humides.

Nom scientifique Chaetura pelagica
Statut : espèce menacée
Longévité : de 4 à 6 ans
Distance de déplacement : plus de 10 000 km pour arriver chez nous

Où l’observer

  • Dans le ciel! Ce petit oiseau passe la majeure partie de son temps en vol.
  • Près des cheminées de maçonnerie.
  • En milieu urbain ou semi-urbain, en particulier les lieux avec des cheminées anciennes en brique ou en pierre.

Faits intéressants

  • La crainte que la présence de martinets ramoneurs dans une cheminée puisse augmenter le risque d’incendies n’est pas bien fondée. Il n’y a qu’un seul couple qui niche par cheminée et leur nid est la grosseur d’un quart de pamplemousse. 
  • Ce petit oiseau peut consommer jusqu’à 1000 insectes volants par jour. Il est un prédateur naturel efficace des moustiques et d’autres insectes. 

Caractéristiques de la migration

Le martinet ramoneur arrive chez nous dès le mois de mai et y demeure jusqu’en août/septembre lorsqu’il commence sa migration vers l’Amérique du Sud, principalement vers le bassin amazonien. 

Comment l’aider

  • Si vous avez des gros arbres avec cavités sur votre terrain, laissez-les aux martinets ramoneurs. 
  • Vérifiez si votre cheminée est propice à l’utilisation par le martinet ramoneur et maintenez-la accessible pour l’oiseau. 

Nom scientifique : Sialia sialis
Statut : espèce non menacée
Longévité : environ 10 ans
Distance de déplacement : plus de 2 000 km pour se rendre chez nous

Où l’observer

  • En bordure des champs, comme autour d’un verger.  
  • À Mont-Saint-Hilaire, il est présent notamment au Pavillon de la pomme. 

Faits intéressants

  • L’installation de nichoirs aux bonnes dimensions par les ornithologues amateurs a été salvatrice pour le merlebleu de l’Est, permettant à la population de se rétablir. 
  • Le merlebleu de l’Est est insectivore et se nourrit de fruits en automne. Il est friand des fruits des arbres tels que l’Amélanchier du Canada, la viorne trilobée et le sureau du Canada.

Caractéristiques de la migration

  • Le merlebleu de l’Est est considéré comme partiellement migrateur puisqu’il se déplacera vers le sud lorsque les insectes au sol se feront rares et que la température sera trop froide. 
  • Le merlebleu de l’Est arrive à Mont-Saint-Hilaire à la mi-mars / début avril pour nicher là où on peut l’observer. 

Comment l’aider

Si vous êtes propriétaire de verger ou agriculteur, nous vous invitons à installer des nichoirs autour de votre verger ou de vos champs en friche. 

Nom scientifique Mniotilta varia
Statut : espèce non menacée
Longévité : environ 10 ans
Distance de déplacement : plus de 8 000 km pour se rendre chez nous

Où l’observer

On peut l’observer en forêt longeant le tronc d’un arbre ou une grosse branche, à la recherche d’insectes. 

Faits intéressants

La paruline noir et blanc possède une griffe plus longue sur le doigt arrière de ses pattes, c’est ce qui lui permet de s’accrocher à l’écorce et de s’y déplacer. 

Caractéristiques de la migration

  • Les parulines noir et blanc sont de grandes voyageuses. 
  • Elles peuvent venir d’aussi loin que l’Équateur en Amérique latine. 
  • Les parulines noir et blanc arrivent à Mont-Saint-Hilaire à la mi-avril / début mai. Elle fait partie des premières parulines à arriver dans le sud du Québec. 

Comment l’aider

À la maison, réduisez les risques de collisions des oiseaux avec les fenêtres en les recouvrant de motifs autocollants pour la rendre plus visible pour les oiseaux.

Nom scientifique Cathartes aura
Statut : espèce non menacée
Longévité : 10 ans en moyenne
Mode de déplacement : il peut planer dans les airs pendant des heures 

Où l’observer

  • Dans les zones ouvertes, les bois, les contreforts montagneux.  
  • Il évite généralement les régions densément boisées.  

Faits intéressants

  • Sa période de nidification débute de la mi-mars à la fin avril et se poursuit jusqu’à la mi-septembre. 
  • Les deux parents s’accouplent pour la vie et s’occupent des petits à deux. 
  • Les couples retournent vers le même nid année après année.

Caractéristiques de la migration

  • Les populations présentes à la limite de leur aire de répartition, située au sud du Québec et du reste du Canada, peuvent migrer jusqu’en Amérique du sud.  
  • Il migre en groupe et peut parcourir de longues distances sans se nourrir. 

Comment l’aider

Maintenir des zones naturelles sans perturbation.